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Sidonie Gabrielle Colette

 

 

Citations




  • Aujourd'hui ou on s'épouse et on n'a pas d'enfant ou on ne s'épouse pas et on a des enfants.

  • Avais je atteint ici ce qu'on ne recommence point? Tout est ressemblant aux premières années de ma vie et je reconnais peu à peu au rétrécissement du domaine rurale, aux chats, à la chienne vieillie,à l'emerveillement, à une sérénité dont je sens de loin le souffle, je reconnais le chemin du retour.


  • C'est une langue bien difficile que le français. A peine écrit-on depuis quarante-cinq ans qu'on commence à s'en apercevoir.

  • Ces plaisirs qu'on nomme, à la légère, physiques.

  • Choisir, être choisi, aimer : tout de suite après viennent le souci, le péril de perdre, la crainte de semer le regret.

  • Connaître ce qui lui était caché, c'est la griserie, l'honneur et la perte de l'homme.

  • Don Juan n'était pas jeune, il était laid et sentait le bouc.

  • Faites des bêtises, mais faites-les avec enthousiasme.

  • Il est bon de traiter l'amitié comme les vins et de se méfier des mélanges.

  • Il est sage de verser sur le rouage de l'amitié l'huile de la politesse délicate.

  • Il n'y a de peine irrémédiable, sauf la mort.

  • Il n'y a que deux espèces d'êtres humains : ceux qui ont tué et ceux qui n'ont pas tué.

  • Il y a souvent plus d'angoisse à attendre un plaisir qu'à subir une peine.

  • Il y a deux sortes d'amour : l'amour insatisfait, qui vous rend odieux, et l'amour satisfait, qui vous rend idiot.

  • J'appartiens à un pays que j'ai quitté.

  • Je ne suis capable de fantaisie que dans l'ordre.

  • Je suis entrée dans le monde du vin sans autre formation professionnelle qu'une gourmandise certaine des bonnes bouteilles.

  • L'essentiel n'est pas la flûte, ni ce qu'elle joue, mais le visage derrière la flûte et qui en joue.

  • L'homme trop occupé des femmes reçoit d'elles, un jour, sa punition.

  • La femme est capable de tous les exercices de l'homme sauf de faire pipi debout contre un mur.

  • La quiétude... C'est le bien de ceux qui ont à jamais choisi une part de leur destin, et rejeté l'autre.

  • La vie c'est comme une boite de chocolats

  • Le difficile, ce n'est pas de donner, c'est de ne pas tout donner.

  • Le monde m'est nouveau à mon réveil, chaque matin.

  • Le vice, c'est le mal qu'on fait sans plaisir.

  • Le visage humain fut toujours mon grand paysage.

  • Les femmes libres ne sont pas des femmes.

  • Ma mère (...) savait qu'on possède dans l'abstention, et seulement dans l'abstention.


  • Notre vie difficile et troublée a plus que jamais besoin d'images sereines. Plus que jamais nous aimons un certain romanesque scientifique, figuré sur les pages des belles entomologies, avec tous les attraits d'une féerique vérité.

  • On n'écrit pas un roman d'amour pendant qu'on fait l'amour.

  • On naît gourmet.
    Le vrai gourmet est celui qui se délecte d'une tartine de beurre comme d'un homard grillé, si le beurre est fin et le pain bien pétri.


  • On ne fait bien que ce qu'on aime.

  • On peut espérer que, lorsqu'ils seront les maîtres du monde, les insectes se souviendront avec reconnaissance que nous les avons plutôt bien nourris lors de nos pique-niques.

  • Qu'il s'agisse d'une bête ou d'un enfant, convaincre, c'est affaiblir.

  • Quand on est aimé, on ne doute de rien. Quand on aime, on doute de tout.

  • Quand une femme connaît la préférence d'un homme, cigares compris, quand un homme sait ce qui plaît à une femme, ils sont bien armés l'un contre l'autre.

  • Il y a deux sortes d'amour : l'amour insatisfait qui vous rend à tous odieux, et l'amour satisfait qui vous rend idiot.


  • Si vous n'êtes pas capables d'un peu de sorcellerie, ce n'est pas la peine de vous mêler de cuisine...


  • Tendre vers l'achevé, c'est revenir à son point de départ.


  • Tout m'est également odieux


  • Une femme qui se croit intelligente reclame les memes droits que l'homme. Une femme intelligente y renonce.


  • Une femme se réclame d'autant de pays natals qu'elle a eu d'amours heureux.


  • Une enfance heureuse est une mauvaise préparation aux contacts humains.


  • A Georges Simenon : "Vous savez, j'ai lu votre dernier conte. C'est presque ça, mais ce n'est pas ça. Il est trop littéraire. Il ne faut pas faire de littérature, et ça ira."

  • A Marguerite Moreno : "J'ai fini -que je crois- Le Seuil [qui deviendra Le Blé en herbe]. Non sans tourments ! La dernière page, exactement, m'a coûté toute ma première journée de Castel-Novel, -et je te défie bien, en la lisant, de t'en douter. Quoi, ces vingt lignes où il n'y a ni cabochon, ni ciselure... Hélas, c'est comme ça. C'est la proportion qui m'a donné du mal. J'ai une telle horreur de la grandiloquence finale."

  • A propos de Joséphine Baker : " Elle enjambe, comme une margelle, les étoffes qui la quittent, et d'un seul pas assuré elle entre dans la nudité et la gravité. Le dur travail des répétitions d'ensemble semble l'avoir un peu amincie, sans décharner son ossature délicate. Les genoux ovales, les chevilles affleurent la peau brune et claire, d'un grain égal, dont Paris s'est épris. Quelques années, et l'entraînement ont parfait une musculature longue, discrète, ont respecté la convexité admirable des cuisses. Joséphine a l'omoplate effacée, l'épaule légère, mobile, un ventre de jeune fille, à nombril haut. Grands yeux fixes, armés de cils durs et bleus, pommettes pourpres, sucre éblouissant et mouillé de la denture entre les lèvres d'un violet sombre, -la tête se refuse à tout langage, ne répond rien à la quadruple étreinte sous laquelle le corps docile semble fondre... Paris ira voir, sur la scène des Folies, Joséphine Baker, nue, enseigner aux danseuses nues la pudeur."


 

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