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Sidonie Gabrielle Colette

 

 

A propos de Colette



  • Vie de Colette : scandale sur scandale ; puis tout bascule et elle passe au rang d'idole.
    Cocteau

  • Ce soir au Mercure, Colette Willy. Causé ensemble animaux. Elle me parle de sa collection de chats bleus, toute une portée nouvellement née. En réalité, elle aime surtout les bêtes de luxe. La façon dont elle parle aussi de leurs batailles de temps en temps, entre chiens et chats. Bien différente de moi, qui n'appréhende rien davantage. Ce qu'elle dit aussi des animaux qu'on a morts et qu'il faut jeter à l'égout. Ainsi Kiki-la-Doucette mort a été jeté dans le fossé des fortifications. Tout bonnement. Je lui ai dit, et Vallette également le sien, mon étonnement. Ce qui a vécu avec nous, qui nous a caressé, que nous avons caressé et embrassé, qui a fait partie de notre vie, de notre maison, le jeter ainsi ! Elle donne l'impression d'aimer les bêtes un peu en dompteur.
    Léautaud

  • En arrivant, Cocteau nous montre un oiseau malade qu'il a trouvé dans les Champs-Élysées. Colette le prend, l'examine et va lui tordre le cou dans le jardin.
    Julien Green

  • Mauriac, que je voyais l'autre matin, disait ce que beaucoup ont pensé de Colette mais n'ont pas dit de son vivant par une sorte de complicité d'admiration devant un monstre devenu sacré. Elle avait l'âme vindicative et dure ; elle n'aimait ni les hommes, ni les femmes, ni les bêtes qu'elle a cependant si bien décrites.
    Henry Muller

  • Pour moi, la plus originale des mimes, la plus vraie, est Colette Willy. Vagabonde, elle éparpille un peu son talent en incartades qui sont des oeuvres d'art. Mais, en tout ce qu'elle fait, elle reste elle-même et la mime se souvient de l'écrivain, spontané et incisif. La chair ! elle nommerait volontiers toute son oeuvre vécue et vivante de ce titre. Elle a célébré la chair impérieuse, la chair traîtresse, la chair lasse et triomphante, la chair sacrée... Mais de plus en plus elle s'élève, elle s'épure. Elle voit beau. Elle verra grand. Ses poses plastiques sont d'une intellectuelle, mais elles n'ont rien d'étrange, d'ennuyeux. Elle donne à la fois l'impression de l'impudeur et de la naïveté ; il y a dans son visage quelque chose de chaste. Il y a aussi quelque chose d'avidement sensuel. Mais là non plus on ne sait pas quoi. Tout d'elle est ainsi... Nous sentons qu'il y a en elle quelque chose d'inexplicable et de très pur.
    Louis Delluc - en la voyant jouer le mimodrame La Chair en 1913



 

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