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Loiret

 

 

Jeanne d'arc


1429 : Jeanne d'Arc délivre Orléans

28 avril : l'armée de Jeanne d'Arc, arrivant de Chinon, contourne les retranchements ennemis et est signalée au-delà de Saint-Jean-le-Blanc. Dunois quitte la ville et traverse la Loire, pour aller à sa rencontre, tandis que des chalands remonte la Loire jusqu'à Chécy pour faire traverser le convoi de ravitaillement qui accompagne l'armée de Jeanne. Toutefois, le convoi étant trop important, la plus grande partie s'en retourne pour aller passer la Loire à Blois, tandis que Jeanne la traverse sur place avec un détachement et va loger à Chécy.

Le 29 au matin, une diversion à la bastille Saint-Loup permet aux chalands de rentrer sans encombre à Orléans. Dunois est à bord, et repart à la tombée du jour à la tête de quelques cavaliers pour aller à la rencontre de Jeanne et de son escorte. Les deux petites troupes font leur jonction vers Semoy, puis retraverse les lignes ennemies sans que les soldats de Talbot fassent un effort pour les arrêter. A huit heures du soir, les portes de la ville s'ouvrent devant Jeanne d'Arc. L'enthousiasme est tel que dès le lendemain, les milices bourgeoises veulent attaquer les bastilles ennemies. Le Bâtard et Jeanne d'Arc doivent les calmer, préférant attendre le retour de l'armée qui est retournée à Blois où le Bâtard se rend le lendemain.

Le 3 mai au soir, des coureurs annoncent la venue de l'armée de secours par la forêt et celle d'un nouveau convoi de vivres par la Sologne. Le 4 mai, Jeanne et cinq cents hommes sortent de la ville par la porte Parisie, font leur jonction en forêt avec l'armée de secours et rentrent sans peine à Orléans.

A peine revenu, le Bâtard s'occupe quant à lui du convoi de vivres : reprenant la tactique qui avait réussi quelques jours plus tôt, il ordonne d'esquisser une attaque du côté de la bastille Saint-Loup, pendant que les chalands passeront. Jeanne d'Arc transforme la diversion en une véritable attaque et s'empare de la bastille avant que Talbot ne puisse la secourir.

Le lendemain 6 mai, malgré l'avis des capitaines, Jeanne entraîne La Hire et les milices orléanaises et passe la Loire avec eux. Dunois suit avec ses compagnies. La position des Tourelles se compose de trois éléments : la bastille des Augustins, un boulevard et le fort de l'entrée du pont, séparé du boulevard par un bras du fleuve. Après une journée d'assaut, les Anglais abandonnent la bastille et se réfugient dans le boulevard.

Jeanne, au matin du 7 mai, passe le fleuve avec le Bâtard et le maréchal de Rieux. Elle est blessée pendant la bataille, mais au cinquième assaut, son étendard flotte sur le boulevard. Pendant ce temps, de l'autre côté, quelques habitants jettent des planches sur le pont et parviennent au pied des Tourelles. Les Anglais s'y réfugient au moment où ils évacuent le boulevard, mais un brûlot incendie le pont-levis par lequel ils se retirent, et les capitaines qui ferment la marche tombent dans le fleuve et se noient. Attaqués devant et derrière, les derniers Anglais se rendent et Jeanne, comme elle l'avait promis, rentre par le pont dans Orléans.

Le lendemain, 8 mai, Talbot donne le signal de la retraite


 

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